[Attentes Mangas] En avril, les nouveaux mangas défilent !
Et voilà, c’est le printemps ! Les fleurs s’épanouissent et les jours rallongent… Un peu comme les nouvelles séries et notre PAL de manga 2025 !
Le mois d’avril est dans le norme avec un peu plus de 40 nouveautés, mais le nombre de sortie au total tourne autour des 300 tomes, après 270 le mois dernier. En avril c’est donc 10 nouveaux mangas chaque jour, près de 70 par semaine ! On salue au passage nos chers libraires, plus que jamais noyés sous cette avalanche de sorties.
De nôtre côté, pour vous aider à faire le tri dans les rayonnages, on vous propose notre habituelle sélection de nouveautés, parmi celles qui ont retenu son attention. Au programme : un gros focus sur les tomes 1 pour savoir ce qu’il faut retenir, et une petite dose de webtoon !
Avril 2025 : les nouveautés mangas
Phantom Busters chez Ki-oon

C’est en parcourant le site Manga Nova il y a peu (pour notre interview à découvrir ici) que la couverture du premier tome de Phantom Busters a attiré notre attention. Un graphisme bien léché avec un jeune homme qui semble vouloir nous dire : allez, viens, approche si tu l’oses… Une attitude de rebelle, mais surement un bon fond.
Phantom Busters c’est l’histoire d’Eugene Korekishi, qui s’apprête à intégrer le lycée de Kamakura, ville du Japon réputée pour ses phénomènes paranormaux. Ce petit génie des sciences qui ne croit pas à ces légendes, rencontre Mogari, un adolescent capable de dévorer les ectoplasmes – l’adolescent au premier plan de la couverture, donc – et Kaoru, une médium sensible aux esprits. Tous deux sauvent Eugene in extremis d’un spectre. C’est ainsi que Mogari, Eugene et Kaoru fondent un club d’activité secret : les Phantom Busters !
Entre deux cours et la vie lycéenne on nous promet donc occultisme, action et humour pour ce titre qui nous vient du Jump SQ, le mensuel de la Shueisha qui nous pond régulièrement des bons shônen / young seinen comme Blue Exorcist, Claymore ou encore Gokurakugai, The Bugle Call et Kemono Incidents, 3 titres que nous apprécions beaucoup à la rédaction.
La mangaka, Neoshoco, a débuté sa carrière à la fin des années 2010 et a pas mal voyagé entre Japon, États-Unis et France (avec un an d’échange universitaire à Paris par exemple) et cite des références comme Samurai Deeper Kyo, Inu-Yasha ou encore Flame of Recca, mais aussi le cinéma, dont l’évident Ghostbusters qui a inspiré le titre de la série.
Le tout sort donc le 3 avril, au prix raisonnable de 6,95 euros et nous avons hâte de voir ce que donne ce futur hit en puissance ! (Paul)
Le Gardien des étoiles chez Le renard doré

Ooooooh, un nouveau manga dans la collection du Renard Doré et, ooooooh, c’est un seinen ! Après avoir été séduit par La forêt magique de Hoshigahara et envoûté par Planetarium Ghost travel, nous ne pouvions qu’être très intrigués par ce petit nouveau qui s’annonce clos en 4 tomes.
Mais de quoi ça parle ? De deux passionnés qui tiennent un petit planétarium privé, où les visiteurs égarés en prennent plein la vue et trouvent par la même occasion les réponses nécessaires pour avancer dans leur vie. Simple et sans doute tout à fait touchant, entre tranche de vie et feel good manga, où l’on ne manquera pas d’osciller entre l’infiniment grand de la voûte céleste et l’infiniment petit mais puissant à l’intérieur des cœurs de chacun.
Le titre n’est pas tout jeune et les éditeurs sont allés le dénicher dans les pages du magazine Manga Times des éditions Hôbunsha, où il a été prépublié au Japon entre 2013 et 2016. Le Manga Times est assez méconnu chez nous, même si on lui doit le plutôt bon Le chef de Nobunaga ou Le Maître des livres. La mangaka du nom de Isuzu Uemura, est elle aussi une inconnue, même si elle est réputée pour son dessin délicat. Nous avons d’ailleurs pu le constater par nous-mêmes, avec des personnages amusants, des décors et une composition soignée et apaisante, grâce au premier chapitre qui est disponible en ligne, ici. À n’en pas douter le grand format de l’éditeur, en 15*21cm, saura mettre en valeur les planches.
De quoi patienter jusqu’à la sortie prévue le 9 avril prochain à 9,90 euros ! (Paul)
Erio & the Electric Doll chez Mangetsu

On entend moins parler des éditions Mangetsu depuis quelques mois, si ce n’est à cause du départ de son responsable de collection, Sullivan Rouaud, en début d’année. Cela n’empêche cependant pas l’éditeur de proposer des choses intéressantes comme Crayon Shin-chan, Chibi Maruko-chan en septembre dernier ou, ce mois-ci, Erio & the Electric Doll.
Dans ce nouveau titre de SF (et on aime la SF chez JDJ), nous partons dans un futur lointain où l’humanité a dû abandonner l’électricité après une guerre dévastatrice. Erio vit recluse avec Ange, une androïde qui l’a recueillie et élevée après la guerre. Erio n’ayant jamais connu le monde extérieur, elle rêve de découvrir ce qui se trouve au-delà des murs de son village. Un jour, elle décide de partir en voyage pour explorer le monde et percer les mystères de son passé.
La couverture sent bon l’aventure steampunk, et c’est de toute façon une marque de fabrique de l’autrice, Kuroi Mori, que l’on a connu avec l’artbook Steam Reverie in Amber, en 2021 chez Noeve. La série, lancée au Japon en 2022 et toujours en cours, compte pour le moment deux tomes. Prépubliée dans le Tonari Young Jump des éditions Shûeisha, l’histoire est basée sur un scénario de Mujirushi Shimazaki, à qui l’on doit chez nous la série Dresseuses de monstres aux éditions Komikku.
On attend donc des personnages touchants et d’en prendre plein les yeux grâce à une édition grand format, qui débarque le 30 avril, au prix de 9,95 euros. (Paul)
Sounds of vinyl chez VEGA

Une pochette sobre ou totalement psychédélique, une platine branchée à un haut-parleur et qui fait tourner de façon hypnotique une grande galette noire et brillante… né dans les années 1950, porté disparu au milieu des années 80 au profit de la cassette, du CD puis du MP3, le disque vinyle fait un retour remarqué chez les amateurices de musique. Même les fans d’anime peuvent retrouver leurs sons préférés sous ce format. Pour certain·es, ce revival a un côté élitiste, quand pour d’autres, il sent bon la nostalgie de l’enfance et de l’adolescence.
C’est peut-être à ces mélomanes que Ryôichiro Kezuka souhaite dédier son premier manga : Sounds of vinyl. Présenté comme une succession d’histoires courtes et possiblement indépendantes les unes des autres, les récits mettent en scène des personnages attachés à l’objet disque, mais aussi à la façon dont la musique leur est parvenue et et comment elle les a forgés. Le dessin est empreint de cette même nostalgie, avec un sens du détail qui donne envie d’en observer tous les recoins.
Mon lieu de travail dispose actuellement d’une platine vinyle et je me surprends à choisir un disque au hasard pour le sortir de sa pochette et le mettre sur l’appareil. Le bruit du plateau qui tourne; le léger retour dans le haut-parleur quand le diamant entre en contact avec le disque, ça me fait sourire comme lorsque j’étais gamine avec mon propre lecteur. Ce sentiment appelle à lui toute l’histoire de la musique, comment elle amène les personnages de Kezuka à explorer leur rapport à ce média et à parfois contourner la loi de façon inattendue pour assouvir leur passion.
Prépublié depuis 2021 dans le magazine Aokishi à qui les éditions Vega doivent Primal Gods in ancient times, la série poursuit tranquillement sa parution mensuelle et compte actuellement trois tomes reliés.
Chez nous, le manga sortira dans une version grand format le 4 avril, au prix de 14 euros. (Albine)
Young ladies don’t play fighting games chez VEGA

Deuxième titre Vega dans un univers totalement différent même s’il a ses aficionados : le jeu de combat. Un genre dans lequel autant je suis mauvaise, autant nos héroïnes en sont les boss.
Difficile d’intégrer un nouveau lycée, encore plus quand celui-ci accueille la crème de l’élite. Au milieu de ces jeunes filles aux manières distinguées. Aya, qui vient d’arriver, s’est jurée de s’élever socialement en imitant son idole, la fille la plus respectée de l’école, Shiori. Sauf que la belle cache sous son air pur un amour brûlant pour les jeux de baston, et le langage fleuri qui va avec. Liées par le même hobby et la volonté de maintenir les apparences, les filles vont se soutenir tout en satisfaisant leur passion.
Je sens que je vais bien rigoler avec cette comédie qui met en scène le grand écart entre les manières policées de la haute bourgeoisie et l’ambiance surchauffée des salles d’arcade et des soirées e-sport. L’histoire promet des personnages et des situations hauts en couleur, avides de profiter du peu de liberté que leur statut leur permet. Et soyons honnêtes, une fille qui jure comme un charretier, c’est sexy.
C’est le premier travail de Eri Ejima publié en France. La mangaka s’est auparavant illustrée dans des anthologies yuri, alors j’ai bon espoir d’avoir quelques sous-entendus bien girl’s love dans ce titre-là. Je vois aussi un intéressant parallèle avec la sortie quasi simultanée ce printemps de l’anime Rock is a girl’s modesty. Le contexte est peu ou prou le même, mais cette fois, les filles s’adonnent à la musique et ont l’air dotées de personnalités… uniques dirons-nous.
Young ladies don’t play fighting games aura aussi droit à une adaptation anime cet été. En attendant, le manga, qui compte actuellement huit tomes au Japon, sortira le 4 avril, au prix de 8,35 euros. (Albine)
Le journal de Hanako chez Elegance Eve

Le journal de Hanako est un manga de Machiko Kyô en 2 tomes. Il constitue la seconde partie du triptiques Girl x War x Fantasy et est librement inspiré de l’histoire d’Anne Frank.
Pays-Bas, Seconde Guerre mondiale. Hanako vit recluse avec sa famille pour échapper à la barbarie nazie. Toujours la tête dans les nuages, se rêvant actrice malgré la réalité qui se déroule hors des murs de sa cachette, elle rencontre en rêve un mystérieux garçon qui semble avoir un lien avec un certain Führer…
Même si l’histoire est sûrement sombre, la couverture à l’aquarelle apporte une touche de douceur et les traits tout en rondeur apportent du réconfort. Le manga Lady Oscar/La rose de Versailles apportait un regard japonais sur la révolution française et a eu un impact fort en Occident. Donc, de la même manière, il est intéressant de voir un point de vue extérieur sur les évènements de la deuxième guerre mondiale en Europe. Le résumé laisse beaucoup de suspense sur le réalisme de l’histoire. Aurait-elle pu être véridique ? Ou alors l’intrigue s’éloigne-t-elle tellement de la réalité qu’elle correspondrait plutôt à un monde parallèle ? Ces visions, ces rêves étranges laissent-ils supposer un soupçon de magie ? Est-ce qu’on assistera à un dénouement plus heureux que l’histoire d’origine ?
Ces réponses sont à retrouver le 11 avril, chez l’éditeur IMHO, au prix de 11 euros. (Morgane)
Écoute ton cœur, Atami ! chez Delcourt-Tonkam

Écoute ton cœur, Atami ! est une série d’Asa Tanuma qui a remporté la 1re place aux CREA Late Night Manga Awards 2023 et la 3e place dans l’édition féminine de Kono manga ga sugoi!. En France, elle a été annoncée dans la collection Moonlight de Delcourt-Tonkam.
Presque chaque jour, Atami reçoit la déclaration d’amour d’une fille de son lycée. La routine pour un garçon aussi beau. Sauf que ce sont plutôt les hommes qui attirent le jeune Atami. Et s’il fait tourner les têtes et chavirer les cœurs, il est loin de savoir lui-même à qui ira le sien…
L’œuvre traite des questionnements et des émois de l’adolescence pour un jeune garçon qui ne rentre pas forcément dans le moule. Ce manga semble raconter des tranches de vie assez mignonnes et sympathiques à suivre, tout en apportant une réflexion intéressante sur la jeunesse actuelle. Le fait que ce soit à travers le regard d’un ado gay peut être une façon différente d’aborder certains sujets. Les dessins semblent assez simples et doux, mais aussi très jolis.
Le premier tome de Écoute ton cœur, Atami ! sort le 30 avril, au prix de 8,5 euros, dans toutes les bonnes librairies. Le manga est toujours en cours de parution dans le très renommé magazine Harta (Gloutons et Dragons, Minuscule, l’Appel de la montagne) au Japon, il compte déjà trois tomes. (Tatiana)
Dans l’Ombre de la Reine – L’histoire de William Cecil chez Soleil manga

Le manga d’Ai Kozaki nous plonge dans l’Angleterre du XVIe siècle pour nous raconter la vie d’une grande figure historique William Cecil. Il est publié depuis 2021 dans le magazine seinen Big Comic Original (Master Keaton, Vertical et Dans la peau de Miwa). La série, qui avance petit à petit dans la vie du conseiller, compte pas moins de huit tomes.
Angleterre, 1553. William Cecil, âgé de 12 ans, décide de monter pour la première fois au château. Le jeune homme rencontre la reine Anne Boleyn et fait le serment de servir pour toujours l’enfant qu’elle porte en elle… le futur « roi ».
La suite, vous la connaissez : William Cecil est secrétaire d’État sous Édouard VI puis ministre en chef sous Élisabeth Ire et grand trésorier d’Angleterre. Ce manga se propose de nous raconter son histoire depuis son enfance. C’est forcément un peu romancé car on connaît surtout le baron Burghley plus âgé. Néanmoins, c’est avec un intérêt certain qu’on peut s’aventurer à suivre l’histoire de William Cecil !
En France, le premier tome Dans l’Ombre de la Reine – L’histoire de William sort le 16 avril chez Soleil manga, au prix de 8,5 euros. (Tatiana)
Donuts sous un croissant de lune chez Meian

C’est l’instant yuri ! Parce qu’on n’a jamais assez de lecture yuri dans sa vie et que ce titre-là était très attendu par les amateurices du genre.
Pourquoi ? Parce que c’est le retour de Shio Usui en France. Après Mariée à ma meilleure amie, Meian édite son titre précédent, Donuts sous un croissant de lune.
Pour Hinako, la vie devrait être simple. Se conformer aux attentes de la société en termes de beauté et d’attitude devrait lui apporter bonheur et amour. Alors pourquoi enchaîne-t-elle les déboires ? Peut-être que la calme et discrète Sâto, sa voisine de bureau, a la réponse à ses questions.
Un sujet qui m’intrigue. Comment Hinako va entamer la réflexion nécessaire pour trouver sa voie dans sa vie de femme adulte, alors qu’elle semble ressentir la pression de son entourage. Et comment sa relation avec Sâto va-t-elle se développer ?
Comme pour son précédent titre, je m’attends à des moments tendres, doux et drôles, et à la lente réalisation que le bonheur est une chose que l’on construit soi-même, selon ses propres codes. Surtout, je suis contente de voir des femmes adultes mises en scène.
Tous les titres de Shio Usui ont été publiés dans le Comic Yuri Hime, l’un des rares magazines dédié au girl’s love au Japon. Donuts sous un croissant de lune compte quatre tomes. Chez nous, les deux premiers tomes sortiront simultanément le 9 avril, à 7,95 euros. (Albine)
Bonus Track : un webtoon pour finir !
Terror Man chez Pika Édition

Terror Man débarque dès le 9 avril dans la collection Pika Wavetoon. Le webtoon de Dongwoo Han (scénario) et Go Jinho (dessin) aura d’ailleurs droit à une adaptation animée par le studio Kinema Citrus (The Rising of the Shield Hero, Made in Abyss) en 2025. Son synopsis donne très envie d’en savoir plus sur cette série prometteuse, à mi-chemin entre le thriller psychologique et le manhwa d’action.
Et si le plus grand justicier au monde était un super-vilain qui peut percevoir l’avenir ? En effet, Min Jungwoo possède une capacité spéciale lui permettant de déceler les chemins qui mènent à un malheur ou à un désastre. Il utilise ses « Yeux d’Infortune » pour repérer ces événements et les contrecarrer. Pour sauver à leur insu les gens d’un danger certain, ce garçon va même jusqu’à se faire passer pour un terroriste ! Il devient alors craint par ceux qu’il cherche à sauver. Min Jungwoo découvre aussi que plus il sauve son prochain, plus le désespoir l’envahit… Celui qui se fait appeler « Terror Man » gardera-t-il le goût de la justice ?
Cette faculté de voir l’avenir, à la fois don et malédiction, aborde ainsi des questions sur le libre arbitre et les responsabilités individuelles. L’extrait d’une quarantaine de pages, disponible sur le site de l’éditeur, donne un bon avant-goût sur la maîtrise des couleurs et la gestion des détails. Il s’arrête au moment où Min Jungwoo enfile sa cape de super-héros… ou plutôt met son masque à gaz de super-vilain pour sauver toutes les personnes en danger imminent dans un grand magasin… (David)
Et voici que se termine cette nouvelle sélection. Pour avril , quelle est la série qui vous tente le plus ? En avez-vous remarqué d’autres ? N’hésitez pas à venir nous le dire en commentaires !