Tissage et broderie japonaise : découvrez le Sakiori et le Sashiko

Connu pour son art de la céramique, son art du bois ou encore son art de la teinture, l’artisanat japonais est riche et varié. Parmi ces nombreux savoir-faire, Les Éditions de Saxe, une maison d’édition spécialisée dans les ouvrages dédiés aux réalisations créatives, s’intéresse aux arts du fil japonais. Parmi eux, le tissage Sakiori et la broderie Sashiko que nous découvrons grâce à différents ouvrages.

Le Sakiori : le tissage japonais

© Éditions de Saxe

Composée des mots « saku » et « ori« , qui signifient respectivement « déchirer » et « tisser« , cette technique de tissage traditionnelle japonaise porte bien son nom puisqu’elle repose sur un processus de fabrication basé sur du recyclage et de la réutilisation de vêtements existants. On vient ici récolter des tissus usagés pour les découper, les assembler, les enrouler et les tisser afin de leur donner une seconde vie.

Apparu pendant l’époque Edo, le sakiori a permis aux agriculteurs et aux pêcheurs des zones les plus froides du pays de fabriquer des vêtements résistants au froid grâce à la récupération de tissus pour palier au manque de textile. Aujourd’hui, la mode durable ayant le vent en poupe, il n’est pas étonnant de voir le sakiori gagner en popularité. En plus de redonner vie à nos vêtements usagés qui dorment dans nos placards, elle offre également le plaisir de créer par soi-même. D’autant plus que le résultat a la particularité d’offrir un aspect irrégulier et donc singulier à chaque tissage, puisque tout repose sur des tissus usagés différents les uns des autres. Le rendu est alors unique.

Dans Leçon de tissage Sakiori des Éditions de Saxe, Naoki Minowa présente les points clés du tissage sakiori en s’attardant sur le choix des matières, les quantités nécessaires et la préparation des bandes avant de s’intéresser aux techniques de tissage. Une fois les bases posées, l’autrice présente une multitude d’ouvrages à réaliser selon quatre styles distincts : le naturel, l’ethnique, le japonais et le monochrome. Tous les éléments nécessaires à la création de ces ouvrages sont à disposition : instructions, schémas, montage,… Le tout accompagné de photos illustrant les éléments les plus difficiles à maitriser. Des sets de table aux sacs, en passant par les coussins et les tapis, Naoki Minowa ne manque pas de propositions originales pour redécorer votre intérieur avec du fait main !

Destiné aux débutants comme aux connaisseurs, Leçon de tissage Sakiori propose un pas à pas complet qui vous accompagne dans la découverte de cette technique ancestrale. Un prérequis néanmoins évident : posséder un métier à tisser. Si vous n’en avez pas à la maison, cet ouvrage est peut-être l’élément manquant pour vous décider à passer le cap et découvrir le plaisir de tisser !

Leçon de tissage Sakiori est disponible au prix de 19,90 euros. Plus d’informations sur le site de l’éditeur.

Le Sashiko : la broderie japonaise

© Éditions de Saxe

Si le tissage sakiori n’est pas l’artisanat japonais le plus connu dans nos contrées, la broderie sashiko (que nous vous présentions déjà en 2019), elle, profite de caractéristiques visuelles distinguables qui lui permettent d’être facilement reconnaissable et donc quelque peu plus connue chez nous. Également apparue pendant l’ère Edo, le sashiko était à l’origine une technique de retouches qui permettait de rendre les vêtements plus résistants et isolants. Également utilisée par les agriculteurs et pêcheurs, cette broderie s’inscrit dans ce même esprit de recyclage que le sakiori, cette fois-ci grâce à la réparation du vêtement. L’idée étant une nouvelle fois de redonner vie aux tissus.

À réaliser avec un fil de coton épais, traditionnellement blanc, la broderie sashiko se distingue par des motifs simples et élégants. Les points sont travaillés à la main, uniquement en point avant, ce qui rend la technique simple à appréhender. Les irrégularités sont les bienvenues, puisque ce sont elles qui vont apporter de l’unicité à l’ouvrage. Discipline qui repose sur la patience et la minutie, la broderie sashiko est particulièrement gratifiante par la beauté des résultats, et la multitude de motifs possibles en fait un art à exploiter sans limites.

Pour cet artisanat particulièrement riche, les Éditions de Saxe proposent 8 ouvrages consacrés au sashiko et à ses variantes, dont Broderie Sashiko embellie, Le Sashiko en couleurs et 50 motifs Hitomezashi. Le premier permet de poser les bases de la broderie sashiko, de ses différents points et motifs originaux ; le second permet d’explorer tout le potentiel offert par l’utilisation de tissus et de fils de couleurs ; et le dernier s’attarde sur le Hitomezashi, une technique du sashiko qui se distingue par l’usage d’un canevas quadrillé. Chaque ouvrage permet de prendre en main l’art du sashiko grâce aux explications des différents points et motifs, ainsi qu’aux grilles mises à disposition. Il ne reste alors plus qu’à se lancer !

Particulièrement bien adaptés aux débutants, les différents ouvrages présentés ci-dessus trouvent également leur place entre les mains de brodeurs et brodeuses aguerris en quête de motifs japonais traditionnels ou modernes. Contrairement au sakiori, se lancer dans le sashiko est plus facile et accessible puisque vous n’aurez besoin que de petits matériels peu onéreux (aiguilles, fils, coupe-fil, etc.) et de tissus. Vous pouvez alors vous servir dans vos affaires dormantes pour réfléchir à des combinaisons originales agrémentées de motifs traditionnels japonais. Ensuite, libre court à vos envies : en ferez vous un sac ? une pochette ? ou bien un dessous de verre ? La créativité est sans limite !

Broderie Sashiko embellie est disponible au prix de 18,90 euros, Le Sashiko en couleurs est disponible aux prix de 17,90 euros, et 50 motifs Hitomezashi est disponible au prix de 16,90 euros. Plus d’informations sur le site de l’éditeur.

S’il y a bien une chose que la société de consommation réveille en nous au fil des décennies, c’est l’envie de retrouver le plaisir de créer par soi-même. Que ce soit pour des raisons écologiques ou par simple intérêt personnel, l’artisanat, qui s’est doucement perdu au détriment de l’industrie, revient peu à peu conquérir nos cœurs. On ne se lasse pas alors de découvrir des méthodes de fabrication à la main, accessibles à tous, qui nous permettent de se déconnecter le temps de créations gratifiantes, uniques et originales.

Rokusan

Roxane, passionnée depuis l'enfance par le Japon, j'aime voyager sur l'archipel et en apprendre toujours plus sur sa culture. Je tiens le blog rokusan.fr dédié aux voyages au Japon.

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