Entre Japon et Italie : les vies d’Otama et de Keiko ICHIGUCHI

Chez Journal du Japon, nous avons toujours été curieux des parcours un peu… différents. Parce que ceux de nos rédacteurs le sont, souvent, mais surtout parce que les mangakas qui prennent des autres chemins ont toujours une histoire différente à raconter…

Ainsi, lorsque les éditions Kana nous ont proposé de retrouver Keiko ICHIGUCHI, une mangaka qui vit depuis 31 ans en Italie, nous étions intrigués. Lorsqu’il s’agit de parler de son nouveau manga, La vie d’Otama, qui parle de la vie d’une japonaise partie vivre à Palerme à la Belle époque pour revenir au Japon au bout de 50 ans, qui plus est à l’orée de la Seconde Guerre mondiale, nous étions convaincus que c’était une occasion à ne pas rater.

Dix ans après notre première rencontre avec l’artiste, pour parler à l’époque de la catastrophe du 11 mars 2011 à travers Les cerisiers fleurissent malgré tout, voici notre nouvel entretien… Autour du Japon, de l’Italie, et du spectre de la guerre.

La vie d'Otama, aux éditions Kana
La vie d’Otama, aux éditions Kana

L’art et la vie, entre Japon et Italie

La vie d’Otama…

La vie d’Otama c’est la fabuleuse histoire d’une jeune japonaise qui découvre l’Europe à travers les arts et l’amour à la fin du 19e siècle. A l’époque le Japon veut tourner la page de l’ère des samurai et s’inspire des Européens pour se construire une nouvelle destinée. Pour la domaine artistique, le Japon choisira l’Italie, et nombre d’artistes viendront s’installer pour enseigner au Pays du Soleil Levant.

C’est là que débute notre histoire, inspirée de la vie de Otama KIYOHARA (1861~1939). Première femme peintre japonaise de style occidental et la première femme japonaise à avoir posé comme modèle pour un artiste occidental, Otama a vécu la Belle Époque à Palerme vers la fin du 19e siècle. Puis, complètement oubliée par les Japonais pendant plus de 50 ans, Otama rentre au Japon en 1933 à l’âge de 73 ans. Son pays natal a bien changé. Nous sommes au début février 1936, un coup d’Etat se prépare…

La vie de Keiko ICHIGUCHI

Keiko ICHIGUCHI nous fait découvrir une histoire qui n’est pas sans rappeler son propre parcours entre deux mondes lointains : le Japon et l’Italie. Keiko ICHIGUCHI est en effet née à Osaka, au Japon, le 19 décembre 1966. Dès son plus jeune âge, elle manifeste une passion sans bornes pour les mangas, et pour le monde du shôjo manga en général. En 1988, afin de mettre ses compétences à l’épreuve, elle participe au prestigieux concours organisé par la maison d’édition Shôgakukan et remporte un prix dans la catégorie « Débutants ». C’est ainsi que débute sa collaboration avec Shôgakukan, pour laquelle elle produit une série d’histoires publiées initialement dans le magazine Bessatsu Shojo Comic, puis rassemblées dans de petits volumes monographiques.

En 1994, elle s’installe à Bologne, et commence à travailler pour la maison d’édition Kappa Edizione. Son premier ouvrage publié en Italie, en collaboration avec Andrea Baricordi, Massimiliano De Giovanni et Barbara Rossi, s’intitule « Oltre la porta (Au-delà de la porte) ». Il s’agit de la première bande dessinée d’un auteur japonais à être publiée directement en Italie. Elle a ensuite traduit de nombreuses bandes dessinées japonaises en italien (Vagabond, Le Clan des Poe, Patlabor, Angel Sanctuary) et a également travaillé comme interprète italo-japonais.

En 1997, sort 1945 et l’Amérique chez Kôdansha. On peut aussi citer, en 2003, un livre sur les mystères de Florence au Japon, édité par Hakusuisha, et dans les années suivantes, trois autres essais sur l’Italie. Aux éditions Kappa seront publiés Vue sur la cour (1999), Deux (2000), Blue (2001), l’essai Pourquoi les Japonais ont les yeux bridés (2004), etc.

En 2010, paraît Là où la mer murmure aux éditions Kana, une œuvre originale réalisée directement pour le marché francophone, suivie en 2013 de Les Cerisiers Fleurissent Malgré Tout . C’est à cette occasion que nous l’avions rencontrée :

La vie d’Otama (2024) est sa première œuvre en collaboration avec un illustrateur : Andrea Accardi. Né à Palerme, la ville qui marquera tant Otama, en 1968, il a collaboré à l’édition des mangas chez GRANATA PRESS, où il s’occupe notamment de l’adaptation graphique de séries, parmi lesquelles Devilman, Nausicaä et Capitan Harlock (Albator). Il travaillera sur plusieurs bande dessinée autour du Japon : la série Chanbara ou encore La Rédemption du samouraï pour laquelle il remportera en 2013, le prix Micheluzzi du meilleur dessinateur. Ses œuvres sont publiées en Italie, en France et en Espagne.

Keiko ICHIGUCHI, entre Europe et Japon… entre guerre et paix

Les présentations étant faites, tant sur l’oeuvre que sur l’artiste, voici notre nouvelle entrevue avec Keiko ICHIGUCHI, sur son parcours, sur la vie d’Otama et sur sa façon d’aborder les conflits internationaux et la vie qui continue, malgré tout.

Les débuts au Japon, la vie en Italie

Journal du Japon. Bonjour et merci pour votre temps. Première question : notre dernier entretien pour Journal du Japon remonte à 2014, pour Les cerisiers fleurissent malgré tout. Trois ans après le séisme de 2011 vous étiez encore marqué par ce séisme. Cela fait maintenant 13 ans – déjà !

Après tout ce temps, est-ce définitivement de l’histoire ancienne ? Que reste-t-il de tout ça pour vous ?

Keiko ICHIGUCHI : Pour moi ce n’est pas de l’histoire ancienne car après le 11 mars 2011, j’ai noué des liens d’amitié avec des gens sur place. Ces amis ont mis en place une société qui aide à la reconstruction de zones sinistrées. A chaque fois que je retourne au Japon je participe autant que possible à leur activité et j’essaie d’aider, à mon humble niveau, à cette reconstruction.

Je ne peux pas faire beaucoup pour eux mais mes pensées vont toujours vers les gens touchés par cette catastrophe.

D’accord. Passons maintenant à vous et votre parcours.

Née à Osaka vous avez l’air d’être une amatrice de manga depuis au moins l’adolescence. Il parait que vous réalisiez des one-shots de Captain Tsubasa, c’est assez loin de vos productions actuelles.

(Rires) C’est vrai, même si ces one-shots étaient donc des dôjin, des œuvres amateurs.

Moto Hagio, une des influences majeures de Keiko ICHIGUCHI. Source : Manga News
Moto Hagio, une des influences majeures de Keiko ICHIGUCHI. Source : Manga News

Quels sont donc les titres qui vous ont marqué à l’époque ?

En termes d’influences je dirais définitivement Moto HAGIO, toutes ses œuvres. Après il y a une autrice grâce à qui je suis devenue moi-même mangaka : Ryoko TAKAHASHI. Je l’ai découverte quand j’ai eu dix ans, et elle a vraiment changé ma vie.

Justement est-ce que vous vouliez dès le départ devenir mangaka ? Quel a été le déclic ?

Quand j’avais 10 ans, j’étais encore petite et je disais juste : « ah j’ai envie de dessiner des mangas ». Au lycée je me suis devenue amie avec une personne qui dessinait extrêmement bien. Avec elle nous allions à des festivals  de manga et nous dessinions ensemble dans des jinshi.  Cependant, lorsque l’on est au lycée au Japon il y a des exams pour renter à l’université. Pendant cette période j’ai arrêté le manga.

J’avais envie de faire un métier complétement différent, et je n’avais plus du tout en tête  ce métier mangaka. Je suis entrée dans une université de langues étrangères où j’ai appris l’italien. Mais les cours étaient tellement ennuyeux que je passais mon temps à dessiner des mangas (rires).

À cette époque j’ai dessiné dans un jinshi que j’imprimais moi-même. Je me souviens avoir imprimée 1500 exemplaires que je vendais ensuite, de la main à la main. Et là je me suis dit, pour la première fois : « peut-être que je pourrais devenir mangaka professionnelle. »

En 1988 vous remportez le prix jeune talent de la Shôgakukan. Vous faites vos débuts dans le Bessatsu Shôjo Comics et ce prix vous permet de financer un voyage en Italie, où vous aller vous installer en 1994. Pourquoi cet attachement à ce pays ? Pourquoi avoir décidé d’y vivre ?

En fait à l’université j’apprenais l’italien et j’allais une fois par an en Italie, pour mes vacances. Donc ce n’est pas avec l’argent du prix que j’ai financé le voyage, en réalité. Je faisais ces aller-retour annuels en Italie d’un côté et de l’autre le métier de mangaka est devenu de plus en plus stressant pour moi. C’est ainsi que j’ai senti que j’avais besoin de changer de vie et c’est pour ça que je suis partie m’installer là-bas.

En fait à part le manga tout ce que je maitrisais c’était la langue italienne. Je me suis dit : « il faut que je perfectionne mon italien pour pouvoir l’utiliser dans mon travail ». J’ai donc repris mes études d’Italien directement à Bologne. Je désirais étudier l’italien à fond pendant un an ou deux ans puis devenir traductrice en italien, au Japon.

Mais il faut savoir que Bologne est LA ville d’Italie qui importait le plus de manga japonais, et c’est ainsi que progressivement je me suis retrouvée replongée dans l’univers du manga. Ce sont les hasards de la vie ! (Rires)

Arrivée à Palerme pour Otama - La vie d'Otama 
© 2024 Keiko Ichiguchi -Andrea Accardi - KANA
Arrivée à Palerme pour Otama – La vie d’Otama © 2024 Keiko Ichiguchi -Andrea Accardi – KANA

Japon et Italie, Japonais et Italiens : quels sont les principaux points communs ? Les principales différences ?

Réfléchis

En point commun c’est assez simple c’est leur attrait pour la nourriture, pour la cuisine. A titre personnel je pense que cet intérêt que l’on peut avoir envers la cuisine, le sérieux que l’on y met ou pas, peut être révélateur d’un peuple. Je pense que les Italiens et les Japonais ont énormément de différence mais le sérieux que l’on porte à des petites choses du quotidien, comme la cuisine justement, est l’un de nos points communs.

Après on dit souvent que les Italiens sont les mêmes en public comme en privé alors que les Japonais ont la réputation d’avoir un visage de façade en public mais qu’ils ne pensent pas toujours ce qu’ils disent. Mais je pense que, finalement, cela vaut aussi pour les Italiens. Il y a vraiment chez eux, aussi, une face publique et une façon d’être en privée qui sont différentes.

Par contre, là où il y a une différence c’est qu’en Italie, pour défendre ses droits, il faut vraiment s’exprimer. Au Japon, heureusement en général, il n’y a pas forcément besoin de crier haut et fort ses idées pour se faire entendre et pour que la société fonctionne.

Europe, Japon, conflits

La vie d’Otama regroupe deux thématiques qui vous sont chères, l’Histoire et l’Europe, en plus de parler d’une artiste japonaise qui va vivre à Palerme… Comment avez-vous découvert cette artiste, qu’est-ce qui vous a marqué chez elle au point d’en faire un manga ?

En fait les deux se mélangent car j’adore l’histoire de l’Europe. Le hasard a voulu que ce soit une Japonaise qui soit à l’origine de ce manga historique mais en fait il y a beaucoup de personnages européens qui m’intéressent beaucoup.

Cela dit, c’est d’abord Andrea Accardi qui a découvert ce personnage et il est venu m’en parler. Il m’a alors proposé de faire le scénario de ce manga. J’étais à une période de ma vie où je désirais réaliser des scénarios donc c’était parfait, et j’ai accepté ce challenge !

Andrea Accardi
Andrea Accardi

Justement comment fonctionne votre collaboration avec Andrea Accardi ? Qui fait quoi, comment échangez-vous ?

J’ai écrit le scénario, dessiné le story-board et Andrea s’est occupé du dessin. Avant que nous commencions je lui ai expliqué la forme de collaboration que je souhaitais mettre en place : si l’on compare notre travail à la réalisation d’un film je voulais être la réalisatrice mais aussi celle qui s’occupe de tous les cadrages de la caméra. Lui il était plus en charge des acteurs de ce film. Donc je lui ai donné des indications très précises mais, une fois qu’il me faisait des retours, à l’exception de quelques cas spécifiques, jamais je ne lui demandais de recommencer son travail et de modifier des choses.

Enfin Andrea est un artiste influencé par la Japon mais c’est d’abord un dessinateur de bande-dessiné italienne classique. Donc je lui ai précisé dès le départ qu’il pouvait se sentier libre d’exprimer cette inspiration japonaise et italienne dans son travail.

Dans la vie d’Otama, cette dernière revient au Japon, après 50 ans de vie en Italie, alors que la Seconde Guerre Mondiale se prépare. Dans votre oeuvre 1945 vous avez déjà emmené vos lecteurs en Allemagne avec des jeunes enrôlés contre leur gré… Vous semblez vous intéresser aux personnages qui vivent la guerre de manière différente. Est-ce juste pour raconter des histoires originales sur un sujet très exploité, ou est-ce qu’il y a quelques chose qui vous passionne, qui vous intrigue dans ces destins un peu différents ?

Il ne s’agit pas d’un intérêt pour la guerre en soi ou d’une envie de dessiner la guerre… Dans 1945 j’étais plutôt intéressée par les personnages de la Rosa Bianca, des étudiants allemands antinazis qui ont exprimé qu’ils étaient contre cette dérive au sein de leur pays. C’est leur vie qui m’intriguait.

En ce qui concerne Otama, lorsque je cherchais le point de vue pour raconter son histoire, je me suis rendue compte que le moment où elle est revenue au Japon se situait juste avant le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Elle est décédée avant qu’elle ne commence et j’étais d’ailleurs soulagée pour elle, de n’avoir pas connu ça. Néanmoins je me dis qu’elle avait le pressentiment que quelque chose de terrible allait subvenir. Malgré tout elle a continué de mener son quotidien ordinaire et c’est ça que j’ai voulu représenter dans le manga. Je pense qu’Otama est un personnage qui faisait ce qu’elle avait envie de faire, elle n’avait pas un intérêt particulier pour la guerre. J’imagine qu’elle essayait de vivre le mieux qu’elle pouvait dans ce contexte d’avant-guerre.

C’est en effet un point commun avec 1945, il s’agit de personnes qui subissent la guerre finalement. C’est quelque chose que l’on retrouve aussi dans les Cerisiers fleurissent malgré tout : il faut continuer à vivre, on y est obligé. Cette vie qui continue malgré tout c’est une thématique qui m’est chère, c’est quelque chose que je ressens aussi. Malgré toutes les situations terribles qui arrivent, il faut continuer à faire face, il faut continuer de vivre.

Avec ce recul sur la Seconde Guerre Mondiale comment vous, Japonaise vivant en Italie, vous vivez la guerre en Ukraine et les tensions qui montent mois après mois entre l’Occident et la Russie ?

Je sens vraiment monter l’inquiétude.

C’est comme si toutes les contradictions qui existaient depuis longtemps étaient en train d’éclater. Il me semble que tout au long de l’histoire, il y a toujours eu des doubles standards : lorsqu’il arrive des choses dans certains pays, ça passe, mais dans d’autres ça ne passe plus…. Que l’on tolère ou que l’on s’oppose à ce qui nous arrange, quand cela nous arrange.

Pour prendre un exemple concret : Lorsque la Russie (l’ex Union Soviétique) construisait une base de missiles nucléaires à Cuba, les États-Unis s’y sont opposés, ce qui a conduit à la crise des missiles de Cuba (en 1962). Aujourd’hui, l’Ukraine souhaite rejoindre l’OTAN, ce qui n’est pas acceptable pour les Russes.

Pourtant, avant cette crise, les Européens toléraient ce qui se passait en Crimée. Ils n’ont pas protesté aussi vigoureusement qu’aujourd’hui. Il y a donc toutes ces contradictions et ces doubles sens qui nous sautent aux yeux.

Est-ce que vous pourriez faire un manga de ce conflit, et pourquoi ?

Non je ne pense pas. Je pense que c’est un événement encore en cours et que, dans le futur, il y aura plein de choses qui se révéleront, que nous découvrirons et sans doute que nous comprendrons. Pour le moment, il est encore trop tôt.

De la même manière, juste après la catastrophe du 11 mars, je ne pouvais plus rien dessiner, je n’en étais plus capable. Je pense que, lorsque nous sommes en plein milieu d’une guerre ou d’une catastrophe, il nous est impossible de prendre du recul et d’en parler correctement, nous sommes trop dans l’émotion. A titre personnel je trouve qu’il est dangereux de créer des œuvres lorsque nous sommes trop dans l’émotion.

Au delà des frontières…

Pour revenir sur la vie d’Otama : elle revient au Japon après 50 ans d’exil… Y retournez-vous ?

Moi cela fait 31 ans que je vis en Italie. Jusqu’au 11 mars 2011 j’aillais environ une fois par an au Japon. Mais depuis le 11 mars j’essaie d’y retourner autant que je peux – 2 à 3 fois par an environ. Depuis le mois de mars je me suis rendu compte que l’avenir est incertain, qu’avec des gens avec qui nous nous sommes dit « à bientôt, on se reverra », nous pourrions très bien ne jamais nous revoir. En particulier au Japon, où les séismes sont nombreux.

Et puis, après ça… Il y a eu le Covid. Le Covid, ce qui n’a fait que renforcer pour moi cette nécessité de revenir régulièrement au Japon. Surtout pour venir voir mes parents dans ce cas-là. Trop d’événements inattendus surviennent dans nos vies.

Pour finir : qu’est-ce qui, dans la vie d’Otama, pourrait plaire au public français selon vous ?

Tout d’abord lorsque j’ai proposé ce projet aux éditions Kana, vu qu’il parlait d’une Japonaise vivant en Italie et qu’il n’y avait pas de rapport avec les Français ou la France, j’étais inquiète de savoir si ça pouvait les intéresser. Donc lorsque Kana a accepté j’étais très heureuse.

En venant aujourd’hui à Paris et en répondant à diverses questions pour des interviews, je me suis aperçue que les journalistes avaient lu La vie d’Otama mais que cette question du lieu, de l’Italie ou du Japon, n’avait pas temps d’importance que ça. Les journalistes avaient finalement été touchés par le personnage indépendamment de ce critère-là.

Ce qui compte sur tout pour moi c’est de faire découvrir aux lecteurs qu’une personne aussi incroyable qu’Otama, une femme très forte qui a pourtant mené une vie d’une manière sincère et simple, a existé.

Otama KIYOHARA, à droite, dans son atelier © Fondazione Mazzocchi
Otama KIYOHARA, à droite, dans son atelier © Fondazione Mazzocchi

Ce sera le mot de la fin alors, c’est parfait.

Merci pour votre temps !

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur La vie d’Otama sur le site des éditions Kana.

Remerciements aux Keiko ICHIGUCHI pour son temps et aux éditions Kana pour la mise en place de cette interview.

Paul OZOUF

Rédacteur en chef de Journal du Japon depuis fin 2012 et fondateur de Paoru.fr, je m'intéresse au Japon depuis toujours et en plus de deux décennies je suis très loin d'en avoir fait le tour, bien au contraire. Avec la passion pour ce pays, sa culture mais aussi pour l'exercice journalistique en bandoulière, je continue mon chemin... Qui est aussi une aventure humaine avec la plus chouette des équipes !

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